L'Ancien Régime

François de Girard, écuyer, seigneur de Travers, Saint-Sandoux, Orcines, Laussepied (1607-1630) était donc fils d'un autre François de Girard, seigneur de Travers, procureur fiscal d'Aurières en 1585 et de Charlotte Ravel. Les fiefs de Travers et de Saint-Sandoux réunis sont saisis sur lui et vendus, par décret, à Paul Ribeyre, conseiller d'État, premier président à la cour des aides de Clermont (1645-1661). Paul Ribeyre est maintenu dans sa propriété par jugement des commissaires nommés pour l'échange de Sedan, du 12 février 1672*. La famille Ribeyre, d'une ancienne bourgeoisie clermontoise ennoblie, est connue de longue date en Auvergne (voir ici).

* L'échange de Sedan termine l'un des épisodes de la Fronde. Le duc de Bouillon, un La Tour d'Auvergne, a trempé dans la conspiration de Cinq-Mars, contre Richelieu, sous Louis XIII, puis participé à la fronde des princes. Rentré en grâce, il cède la principauté de Sedan à Louis XIV et reçoit, avec d'autres terres, le comté d'Auvergne en dédommagement. On peut faire l'hypothèse que la saisie des fiefs de Travers et de Saint-Sandoux et leur vente par décret ne sont pas complètement étrangères aux troubles politiques de l'époque. Les Grands Jours d'Auvergne sont proches!

Paul Ribeyre a pour fils: Antoine, Paul et François. Antoine Ribeyre (ou de Ribière), seigneur de Travers et de Saint-Sandoux, sert à partir de l'âge de 19 ans dans les gardes françaises. Promu major de ce régiment en 1670, il est le premier de ce grade à obtenir que les fonctions de major général de l'armée soient jointes à son titre; il fait les campagnes de 1671 à 1673 en cette double qualité. Gouverneur de Tournay (1673 ou 1674), maréchal de camp, il est chargé de la garde des avenues de la Bastille, lors du procès de Rohan**, comme major au régiment des gardes françaises. En 1675, il obtient l'autorisation de lever un régiment de dragons, à la tête duquel il se rend redoutable par les courses et les expéditions qu'il entreprend en territoire ennemi. Il meurt, célibataire et sans enfant, le 31 janvier 1679 (Archives de la Bastille dépouillées par François Ravaisson et Chronologie historique et militaire de M. Pinard, voir ici). Paul Ribeyre, seigneur de Nébouzat, trésorier de France est le seul des trois fils de Paul a avoir eu une descendance masculine. François Ribeyre, seigneur de Fontenille près Lezoux et de Saint-Sandoux,  premier président à la cour des aides de Clermont (1661-1695), époux de Madeleine de Bérulle, petite nièce du cardinal de ce nom, est père de deux filles: Marguerite et Amable. Il vend les fiefs de Saint-Sandoux et de Travers à Hugues de Mazels de Monteillet, secrétaire du roi, qui en fait donation à Anne de Malras d'Yolet, sa femme.

** Louis de Rohan Guéménée, dit le chevalier de Rohan (1635-1674), ancien grand veneur, criblé de dettes, a conspiré contre Louis XIV avec la Hollande dans le but de créer une république en Normandie, de renverser le roi, voire de l'assassiner. Condamné à mort, il est décapité sans avoir été soumis à la question, à la différence de ses complices qui, eux, ont été torturés.

Deux Ribière de Saint-Sandoux, l'un mestre de camp aux régiment de Saint-Sandoux, dragons, l'autre capitaine aux gardes françaises, sont cités comme ayant été tués pendant les guerres de Louis XIV (L'impôt du sang, ou la Noblesse de France sur les champs de bataille publié par Louis Paris).

Du 14 mars au 5 juillet 1702 (Guerre de succession d'Espagne 1701-1714), 39 nouveaux régiments sont levés aux frais de leurs colonels, sauf l'armement qui reste payé par le roi; un régiment de Saint-Sandoux fait partie de cette levée (Histoire de l'infanterie en France par le colonel Belhomme).

La nièce d'Anne de Malras d'Yolet, Marie de Malras d'Yolet, fille de François et de Marie de Lastic, reçoit Saint-Sandoux et Travers de sa tante et  apporte les deux seigneuries à Gilbert Claude de Montagnac (ou Montaignac) lors de son mariage avec lui, en 1734. Leur fils Antoine en hérite et les transmet à son fils aîné, Antoine-Etienne (ou François-Antoine) de Montagnac des Lignières, seigneur de Saint-Sandoux en 1789, député du Puy-de-Dôme en 1816. Antoine-Etienne, marquis de Montagnac de Lignières, chevalier, seigneur de la Couture, Aubières, Saint-Sandoux, Entraigues, Beaulieu, Anteyrat, Peuchant, Montmoirat et autres lieux, né le 29 septembre 1764, admis aux honneurs de la Cour les 14 novembre 1783, 12 novembre 1784 et 8 mai 1786, épouse le 23 novembre 1784 demoiselle Aglaé de Chapt de Rastignac, dame d'honneur de Madame la comtesse de Provence; il meurt sans postérité en 1825, après avoir institué pour héritier, son neveu breton, Alexandre, comte de Montagnac de Chauvance (Généalogie de la maison de Montaignac ou de Montagnac : conservée au cabinet des titres de la Bibliothèque royale / dressée par Chérin,...- J. Demeurat (Sedan) - 1856)

Dès le 17ème siècle, le cimetière de Saint-Sandoux, au centre du bourg, près de l'église, est saturé et les morts doivent être enterrés dans l'église dont le pavement a été retiré. Afin d'éviter les abus, le 20 janvier 1686, à l'issue de la messe, une assemblée paroissiale réunie par les consuls (notables élus administrant la vie communautaire de la paroisse), François Monestier et Maffre Jeune, décide de nommer le sieur Antoine Magaud, châtelain et juge ordinaire, de contracter par devant notaire la régularisation des dimensions des tombeaux et la perception d'une taxe sur les concessions afin d'effectuer les travaux de réfection et d'entretien de l'église.

Le 24 juillet 1685, le prieur François Moranges assiste à une translation de reliques. Cette cérémonie, consécutive à la démolition et à la reconstruction du maître-autel de l'église paroissiale, se déroule en la présence de plusieurs sommités ecclésiastiques de Clermont-Ferrand ainsi que des prêtres de la paroisse: le curé Blaise Laurent et les prêtres communalistes François Morelles, Mathieu Brunel et Joseph Cisternes (les prêtres communalistes sont des curés originaires de la paroisse et qui y demeurent sans être pourvus d'une fonction susceptible de leur procurer des ressources). Monsieur de Ribeyre, conseiller du roi, premier président de la Cour des Aides de Clermont, seigneur de Saint-Sandoux, était aussi de la fête ainsi que d'autres notabilités et un grand concours de peuple. Il apparaît que les reliques ne sont pas celles du saint qui a donné son nom à la paroisse; elles n'en continueront pas moins à être révérées: le 10 décembre, jour de la fête du saint, et le 1er mai, jour de leur translation.

En 1699, la communauté de prêtres existe toujours à Saint-Sandoux, il semble qu'elle n'a jamais dépassé trois personnes. Le curé, à la nomination du prieur, se nomme alors Anet Laurent.

Le 4 septembre 1703, l'évêque François Brochart de Saron-Champigny visite la paroisse. Parmi les objets inventoriés, outre deux ciboires, un soleil-visoir (ostensoir), trois calices avec leurs patènes d'argent, on note une croix de bois couverte de lames d'argent et trois reliquaires contenant des os, le premier en forme de chasse en argent, le deuxième en forme de custode en cuivre émaillé et le troisième en forme de chasse en cuivre. De part et d'autre du tabernacle se trouvent deux bustes de bois doré bourrés d'ossements avec les inscriptions: "Sancti Vincenti et Sancti Faustini" sur l'un et "Sancti Euzebi et Sancti Candidi" sur l'autre. Il y a cinq autels, deux confessionnaux, deux troncs mais pas de sacristie. Les actes de mariage ne sont signés que par trois témoins et l'évêque exige qu'il y en ait quatre. Il fait également enlever de la vue des fidèles les images de Saint Barthélemy et de Saint Blaise qu'il juge défectueuses. Il constate le bon état du clocher et que le cimetière est clos de murailles. Il y a 800 communiants et les cabaretiers ne donnent pas à boire pendant les messes. On note la présence de deux maîtresses d'école et de deux sages-femmes suffisamment instruites. L'évêque interdit au prêtre Davignon d'enseigner aux filles. Saint-Sandoux paraît donc en règle avec l'ordonnance prise en 1698 par Louis XIV qui obligeait chaque paroisse à ouvrir une école; ce fait mérite d'être souligné car l'ordonnance resta lettre morte dans beaucoup d'endroits, raison pour laquelle Louis XV en rappela le principe en 1724. Le roi, après la révocation de l'édit de Nantes, entendait que les enfants soient éduqués correctement par le clergé afin d'échapper aux doctrines pernicieuses des réformés qui avaient été les premiers à s'intéresser à l'instruction pour apprendre à leurs fidèles à lire la Bible. En dépit des ordonnances royales et des réformes élaborées au cours de la Révolution, s'il faut en croire un homme politique de la Restauration, Cornet d'Incour, 68% des communes étaient encore dépourvues d'écoles au début du 19ème siècle; Saint-Sandoux était donc plutôt privilégié sur ce point. L'évêque ordonne aussi que les archives possèdent deux serrures, dont le curé doit garder la clé de l'une, et que les comptes soient rendus en présence du curé, du juge, des consuls et des luminiers détenteurs de l'autre clé. La communauté de prêtres se compose de trois personnes: Mathieu Brunel, Diéry Joseph Cisternes et Hugues Davignon; l'évêque leur ordonne de faire un tableau des fondations (donations) dont ils bénéficient et de l'attacher au lieu le plus commode de l'église. La paroisse compte quatre confréries: Saint-Sacrement, Saint-Esprit, Saint-Jacques et Saint-Verny qui fonctionnent grâce aux libéralités des fidèles; l'évêque ordonne que leurs bailes (administrateurs) rendent compte en présence du curé et il interdit la coutume des repas pris en commun par les confrères sous peine de suppression des confréries. La paroisse dispose d'un petit atelier de charité qui vit de l'aumône des fidèles. On y trouve trois chapelles en bon état: celle de Notre-Dame-de-la-Visitation (Notre-Dame-des-Prés?), celle de Saint-Georges et celle du château de Travers. Le curé est invité à publier trois dimanches de suite les ordres de l'évêque et de veiller à leur exécution.
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Saint-Sandoux sous Louis XIV - Dessin de Louis Boudan - Source B. N.
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En 1728, les revenus nets du prieur, François Moranges, titulaire du bénéfice depuis plusieurs années, s'élèvent à 84 livres qui se décomposent comme suit: les produits provenant des recettes d'affermage (dont la maison prieurale occupée par le curé et une vigne sur Tallende) pour 630 livres; les charges comprenant: 1°) la redevance annuelle à l'abbaye de La Chaise-Dieu pour 280 livres, 2°)- le paiement des deux tiers de la portion congrue du curé de Saint-Sandoux, l'autre tiers étant payé par la Commanderie d'Olloix dont dépend Paulagnat, pour 256 livres complétées par un pré verger que le prieur laisse au curé, 3°)- l'entretien des bâtiments pour 10 livres, les dépenses totales s'élevant donc à 546 livres. Pour la même année, le curé Bauzire Dupont, déclare un revenu brut de 555 livres (dont 300 livres pour la portion congrue du prieur et la valeur estimée des produits du pré-verger, 150 livres pour la portion congrue d'Olloix, 25 livres des novales (impôt sur les terres nouvellement mises en culture au bénéfice du curé de la paroisse) payées et oubliées par le prieur Moranges et 80 livres de casuel ( rétributions des messes, des baptêmes, des enterrements...), des charges de 240 livres ce qui laisse un revenu net de 315 livres. La communauté de prêtres compte trois personnes: le curé Bauzire Dupont, Davignon, ancien, et Duffour, prêtre syndic. Elle est chargée de dire 69 messes à haute voix et 236 messes basses ainsi que d'autres prières. Ses ressources proviennent des propriétés foncières qui lui appartiennent et des fondations, les charges consistent en impôts (cens, levée directe: droit du seigneur dans le partage de la propriété du sol) et en entretien des ornements; le revenu net s'élève à un peu plus de 397 livres.

François Moranges cumule les honneurs; il devient ainsi chanoine (à la mort de son frère, en 1735) et baile (gérant des biens d'une communauté) du chapitre de la cathédrale de Clermont, vicaire des vicairies (chapelles desservies par un prêtre jouissant des revenus attachés à elles) de Vigouroux et des Olliers. Il possède de nombreux biens à Saint-Sandoux, Chamalières, Clermont, Malintrat... et vit en seigneur dans sa maison familiale. Le 25 septembre 1736, dans la chapelle du château de Saint-Bonnet-lès-Allier, sont mariés messire Jehan de Fredefont Massilhac, écuyer seigneur de Lavaur et damoiselle Jeanne David, fille de messire Lagirt David, écuyer conseiller du roi. La cérémonie est concélébrée par François Moranges, prieur de Saint-Sandoux, chanoine de la cathédrale de Clermont, et Antoine Bussac, curé de la paroisse (La Montagne - 1/9/2005). Le 27 août 1737, François Moranges fonde des messes à perpétuité pour l'église de Saint-Sandoux, à savoir deux grandes messes à haute voix, à célébrer les 3 juillet et 4 octobre, et 12 messes basses, à célébrer le premier lundi de chaque mois, de bon matin afin que les journaliers puissent y assister avant d'aller à leur ouvrage; l'acte de donation de ces messes est signé à Clermont en présence du curé Antoine Ronnat et des prêtres et filleuls de l'église, Hugues Davignon et Joseph Dufour, ainsi que des sieurs Blaise Rabiol et Antoine Gauthier, marguilliers et luminiers de la paroisse. François Moranges est nommé vicaire général de l'évêque de Clermont en 1742. Il meurt en 1748, après avoir légué 7 ans plus tôt, sous réserve d'usufruit, ses nombreux livres, deux vignes et une rente foncière au chapitre de la cathédrale. Les livres prendront place dans la bibliothèque fondée par Massillon dans la chapelle Saint Nicolas à Clermont (L'Auvergne littéraire et artistique - 1934).

Le 12 mai 1741, un procès-verbal mentionne à nouveau la présence des trois reliquaires et des deux bustes de bois doré. Le pavé de l'église à besoin d'être refait (peut-être à cause des inhumations qui y ont été pratiquées). Il y a une sacristie et le cimetière semble en bon état. Les libéralités des fidèles alimentent quelques frairies (confréries) et reynages (fêtes au cours desquelles on désigne un roi ou une reine) qui ne causent pas d'abus. La sacristie bénéficie de revenus consentis par le prieur Moranges. Il existe une fabrique (groupe de clercs et de laïcs élus par les paroissiens pour contrôler l'emploi des fonds demandés par le curé pour l'entretien de l'église, du cimetière et du presbytère); les fonds de cette fabrique proviennent de dîmes, de la libéralités des fidèles et des produits de quelques noyers. Il n'y a plus qu'un prêtre communaliste: Joseph Dufour. Antoine Ronnat est le curé nommé par le prieur; comme il n'y a pas de presbytère, il reçoit 20 livres pour son logement. La messe est dite chaque dimanche au château de Travers. La paroisse compte mille communiants.

En 1748, Messire Guillaume de Mauricaud succède à François Moranges comme prieur de Saint-Sandoux. Ce prêtre est bachelier en théologie de la faculté de Paris et vicaire de l'église de l'hôpital royal des Quinze-Vingt, ce n'est donc pas n'importe qui. Il reçoit ses lettres de provision du cardinal de Rohan, abbé commendataire de l'abbaye royale de la Chaise-Dieu. Il entre en possession du prieuré le 25 octobre, en présence du curé Ronnat, de Pierre Tixier, prêtre de Saint-Saturnin, d'Amable Magaud, bourgeois, et de Guy Gautier laboureur, l'acte étant rédigé par Antoine Maugue, notaire royal et apostolique à Saint-Amant.

En 1762, les revenus du prieur se sont sensiblement accrus depuis 34 ans. Les recettes des fermages s'élèvent à 950 livres (+ 50,8%), les dépenses à 441 livres (-19,2%) ce qui laisse au prieur un revenu net de 509 livres, soit 6 fois plus qu'en 1728. Le curé continue de toucher la même portion congrue; son revenu brut est néanmoins fortement majoré par le bond du casuel (340 livres); toutefois cette hausse est sujette à caution car, à la veille de la Révolution, le curé estime le casuel potentiel entre seulement 72 et 80 livres qui ne sont d'ailleurs pas payées régulièrement. Les recettes brutes de la communauté des prêtres s'élèvent à 783 livres (contre 463 livres 19 sols en 1728) dont il faut déduire cent cinquante livres de décimes, impôt royal frappant le clergé régularisé sous François 1er, ainsi que le cens payé en nature (onze cartons) aux seigneurs de Saint-Sandoux et de Polagnat (Commanderie d'Olloix). Les prêtres doivent célébrer plusieurs centaines de messes et participer à plus de trente processions, non comprises celles des Rogations et des dimanches; l'activité religieuse de la paroisse est importante.

Au cours de la période, le domaine de Polagnat évolue. En 1617, il comprend une métairie maison, une grange, des étables, des cuvages, un pressoir, des terres, des prés, des vignes, des dîmes de blé et vin, des cens, des rentes et une chapelle en assez mauvais état où la messe se dit néanmoins une fois par semaine: le curé d'Olloix, Claude Andrieux, officie moyennant une pension de trois setiers de seigle. En 1704, la chapelle est profanée et se trouve au milieu d'un verger; la dîme est affermée 850 livres et 100 pots de vin (1500 litres environ). En 1723, le domaine est affermé pour six ans à Dominique Manlhiot pour la somme de 210 livres; le fermier supportera les gages de la chapelle et autres dépenses. En 1734, la veuve Manlhiot est fermière; on note que le domaine se trouve sur les justices de Saint-Sandoux et de Tallende et que la chapelle profanée sert maintenant d'étable à boeufs; à côté se trouve une autre étable voûtée; la dîme se partage entre le prieur Moranges et le commandeur d'Olloix; les fermiers de Polagnat doivent en outre verser diverses prestations aux curés de Saint-Sandoux, de Ludesse, de Chaynat, d'Olloix et de Champeix pour leur service religieux ou pour des aumônes.

Dans la première partie du 18ème siècle, selon Legrand d'Aussy (Voyage d'Auvergne - Paris - 1788), un éboulement causé par de fortes pluies ou la fonte des neiges aurait recouvert un terrain de plus de 600 pas entre Saint-Sandoux et Plauzat. On peut supposer que cet éboulement fut causé par une crue du ruisseau qui figure sur la carte de Cassini figurant ci-après.

A la fin de l'Ancien régime la notoriété de Saint-Sandoux tenait à l'existence d'une mine de cuivre en exploitation sur son territoire. La mémoire de cette mine de cuivre, transmise de génération en génération par tradition orale, subsista jusqu'au milieu du 20ème siècle. Les anciens qui vivaient encore à l'époque la mentionnaient sans être capables d'en situer l'endroit. On parlait vaguement des environs de la Pesade, à proximité des orgues. La transmission orale est évidemment très imprécise*.

* Un gisement de barytine existe également à proximité du ruisseau du Valleix.  Mais je pense qu'il se trouve sur le territoire de Saint-Saturnin. Par ailleurs, je ne sais pas s'il fut jamais exploité ni jusqu'à quelle date. L'abbé J. Laureys signale également un gîte d'agate à Saint-Sandoux, mais sans donner plus de précision.

On notait également la présence d'un rocher de prismes basaltiques. Nicolas Desmarest, l'un des apôtres de la vulcanologie au 18ème siècle, commença ses recherches en 1763, en Auvergne, où il étudia les colonnes de basalte. Il fut le premier à reconnaître leur origine volcanique. Cette découverte motiva son élection à l'Académie des sciences, en 1771. Des articles de lui figurent dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, avec deux gravures dont l'une montre les prismes de basalte des environs de Saint-Sandoux (rocher de Pereneire). En 1771, dans les Mémoires de l'Académie royale des sciences, l'existence de quilles et prismes articulés est signalée à l'est de la montagne de Saint-Sandoux, au Crest, sous les ruines de l'ancien château, au Mont-Redon, proche de Ponteix, et à côté du courant de la Serre. Le rocher de Pereneire est décrit comme ayant la forme d'une boule de sorte que l'on conçoit que les prismes qui le composent doivent avoir toutes sortes de situations, comme peuvent être celles des rayons d'une sphère qui partent d'un centre commun. Les Puys de Pereneire et de Tilly, à côté de Saint-Sandoux, sont des masses fondues dans lesquelles on trouve des boules et des assemblages de prismes très intéressants. Ces masses fondues, n'ont été ni déplacées considérablement, ni transportées, ne sont établies sur aucune base intacte et ne paraissent avoir coulé d'aucun centre commun.  En 1773, dans les mêmes mémoires, il est fait état de la découverte de gabbro dans les laves prismatiques de Pereneire. Le gabbro est une roche volcanique grenue de couleur verte à noire, composé de plagioclase (silicates minéraux dans la famille des feldspaths), de pyroxène et d'olivine; il est le constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique et compose aussi une partie des roches de la surface de la Lune. L'auteur du mémoire note également la présence de cristaux de gabbro dans le voisinage des laves de Pereneire.
 

La planche de l'Encyclopédie relative à Saint-Sandoux (Rocher de Pereneire) 
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Voici la description que donne Legrand d'Aussy du Rocher de Pereneire dans son ouvrage déjà cité: "On vous aura montré, sans doute, dans les cabinets de Paris, des prismes de la fameuse montagne de Saint-Sandoux; & l'on n'aura pas manqué de vous parler de sa roche, célèbre chez les Naturalistes-Physiciens par sa cristallisation singulière, & peut-être le seul objet de ce genre qu'offre le monde entier. Mais vous a-t-on dit qu'avec cette roche si étrange, la même montagne en a deux autres encore, d'une forme totalement différente; & qui, par leur diversité, sont faites pour l'admiration du Voyageur savant, ainsi que pour l'étonnement du Voyageur, qui, comme moi, ne l'est pas.

La plus septentrionale est composée de colonnes irrégulières, par assises; mais aujourd'hui, gercées, fendillées dans tous les sens, & sans rien de remarquable que l'état de ruine et de caducité qu'elles annoncent. Plus loin, vers le sud, est la seconde, formée de lames ou de feuillets inclinés à l'horizon. Ce qui distingue celle-ci de la plupart des autres du même genre, c'est que ses couches, au lieu d'avoir toutes la même inclinaison, en ont de contraires; c'est tandis que les unes s'abaissent au sud, les autres s'abaissent au nord; & que souvent les lames opposées se touchent et arcboutent l'une contre l'autre. La troisième roche, plus méridionale encore, et la plus célèbre des trois, ou plutôt la seule connue, est formée de prismes à plusieurs pans, & qui, presque horizontaux, présentent au-dehors une de leurs extrêmités, tandis que par l'autre ils se dirigent et tendent vers un centre commun. Dans la partie supérieure de la masse, la base des prismes paraît lamelleuse et se délite par couches; dans la partie inférieure chacun d'eux a tous ses pans très-bien marqués; &, à une certaine distance, ils offrent l'aspect des alvéoles d'une ruche.

Je sens, mon ami, qu'il n'est pas possible de vous décrire de pareils objets; il faut les voir. Au reste, celui-ci a été gravé dans différents Ouvrages d'Histoire-Naturelle, et notamment, quoiqu'assez mal, dans le Dictionnaire Encyclopédique. Moi, tout ce que je puis imaginer de mieux pour vous en donner une quelqu'idée, est de faire une hypothèse, qui, toute chimérique qu'elle sera, vous en présentera au moins une image aussi juste que nette. Supposez des millions de poutres de basalte, d'une longueur très-considérable; que quelques-unes soient taillées à quatre pans, quelques autres à huit, tout le reste à cinq, à six ou à sept; couchez-les toutes à plat l'une sur l'autre, mais de façon qu'une de leurs extrêmités étant tournée vers vous, toutes s'inclinent un peu pour aboutir, par l'autre bout, vers un même point; enfin, quand votre imagination les aura ainsi entassées par milliards, que leur sistême ou leur arrangement tende à faire une montagne en boule: & vous aurez alors, dans la plus exacte vérité, la roche de Saint-Sandoux."

La terre de Saint-Sandoux était dite, par Monsieur de Chabrol, "agréablement située près de Saint-Amant et de la route de Clermont à Issoire". Sa coutume locale était identique à celle de Saint-Saturnin. "Coutume locale: Les prés portant revivres doivent être clos & fermés, autrement si la clôture d'iceux n'est entretenue, le bétail trouvé en iceux en temps défensable, ne peut être pris ni baillé à justice; mais le peut-on mettre hors desdits prés gracieusement, sans le pouvoir bailler pour clame, intérêt, ni amende." L'auteur ajoute que cette coutume est claire et n'a besoin d'aucun commentaire. Une remarque s'impose: seules les grandes propriétés pouvaient être clôturées. Les petits propriétaires, dont les maigres parcelles étaient dispersées, ne pouvaient évidemment pas se payer ce luxe, ce qui mettait leur bien à la merci des troupeaux.
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Cet extrait de la carte de Cassini (1714-1784) recouvre le territoire de Saint-Sandoux et des bourgades avoisinantes. On notera, sur ce document, que:  
-Le Puy de Saint-Sandoux est appelé Mont de Tilly ou Pressat  
-Des ruisseaux  prennent leur source à Pierres Noires et au Puy pour descendre en direction de la plaine vers le Lieu Dieu (marécageux?) et Plauzat. Peut-être la gorge étroite et humide qui entaille le versant nord du Puy, en dessous des pâturages de Pressat, est-il le vestige d'un ancien torrent. Le cône de cailloux qui se trouve au bas de la gorge le laisserait supposer. Les eaux devaient ensuite s'écouler en empruntant les ravines des Tranchères. 
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Que cultivait-on à cette époque sur le territoire de Saint-Sandoux? Les cahiers de doléances nous apprendront, en 1789, qu'il y avait de la vigne, mais pas de vergers. Outre les pâturages, dont il a déjà été question, il devait s'y trouver des champs de céréales (blé, seigle, orge, avoine...), des légumes diverses (notamment les pois) et aussi des plantes textiles, ainsi qu'on le verra ci-après. Les productions venues des Amériques avaient peut-être fait une timide apparition, mais c'est douteux. Les haricots avaient été introduits en France sous Catherine de Médicis mais ne s'étaient propagés que progressivement à travers le pays; avant leur arrivée, on ne cultivait que la fève, qui leur donna d'ailleurs son nom dans le langage sandolien. Les tomates, plantes de la même famille que les pommes de terre, connues depuis le début du 17ème siècle, servaient uniquement d'ornement car on  pensait que le fruit en était toxique; elles n'entreront que tardivement, mais non sans réticence, dans les compositions culinaires et ne feront leur apparition qu'en 1835 dans le dictionnaire de l'Académie française. Parmentier (1737-1813) ne proposa la pomme de terre, pour remplacer le blé, dans la confection du pain, qu'à la veille de la Révolution. Le maïs, était certes connu dès le 16ème siècle, mais sa culture ne se développa qu'au 20ème siècle, après l'apparition de semences hybrides, dans les années trente; encore convient-il d'observer qu'on le considéra dans notre région, pendant des années encore, même après la seconde guerre mondiale, comme tout juste bon à nourrir le bétail, alors qu'il est devenu aujourd'hui la céréale la plus répandue au monde. Quant au tournesol et au topinambour, plantes voisines, le premier parvint en Russie au 16ème siècle mais chez nous beaucoup plus tard et le second resta inconnu des Français jusqu'au 17ème siècle. On voit que les ressources vivrières étaient alors beaucoup moins diversifiées qu'aujourd'hui.

En l'absence quasi générale d'horloges et de montres, qui ne firent leur apparition dans les campagnes qu'au 19ème siècle, les travaux quotidiens étaient rythmés par le soleil et par les cloches de l'église paroissiale; elles sonnaient l'angélus du matin et celui du soir ainsi que les douze coups du repas de midi et de la sieste qui, en été, le prolongeait. On se levait à l'aube et on se couchait dès la nuit venue, sauf quelques travaux de petit artisanat (vannerie, peignage et tissage du chanvre...) car le coût de l'éclairage, à la lampe à huile ou à la chandelle, grevait les activités nocturnes. Il existait certainement quelques cadrans solaires dont subsistent des vestiges et le pâtre qui gardait les animaux pouvait facilement en fabriquer un simplement en fichant un bâton dans le sol.

D'après la carte établie par le receveur des tailles Montrozier, le 1er octobre 1740, on apprend que Saint-Sandoux comptait 298 feux (ménages) soit environ 1341 habitants. Le château disposait d'un bon terrain sur lequel on cultivait du froment, du seigle, du conseigle (mélange de blé et de seigle), du chanvre et de l'avoine tous les deux ans. Il y avait des noyers et 283 séterés de vignes (un séteré égalait environ 0,3039 hectares). Les intendants avaient tenté d'acclimater la culture du vers à soie en Auvergne et Saint-Sandoux n'était pas resté à la traîne; en 1754, plusieurs habitants avaient planté des mûriers (Coste, de Monteillet, Manlhiot, Joseph Gaume, Antoine Guillaume, Richard Bacholier, Michel Juliard); des vers à soie furent attribués à Richard Bacholier, à Mademoiselle Manlhiot et à Michel Juliard, sur leur demande; l'intendant ayant adressé une lettre aux habitants pour laisser cueillir leurs feuilles de mûrier par Richard dit Bacholier, des contestations s'élevèrent et Monsieur de Monteillet (probablement de Mazels de Monteillet), seigneur de Saint-Sandoux*, réclama par lettre qu'un prix soit fixé pour la livre de feuilles et que celles-ci soient payées au fur et à mesure de leur cueillette; cependant l'auteur de cette missive demandait que le mûrier du curé soit épargné parce qu'il protégeait sa cour de l'ardeur du soleil. L'élevage de vers à soie se poursuivit quelques années et on pouvait encore voir un mûrier dans une cour de Saint-Sandoux au lendemain de la seconde guerre mondiale.

* Dans l'ouvrage "Hébrard de Villeneuve. Auvergne et Bourbonnais. Seigneurs de Confolent, de Montespedon, de Montbit, de Villeneuve etc. - Imprimerie de Chaix - Paris - 1886", on trouve aussi mention d'un Jacques Hébrard, seigneur de Monteillet près d'Olby.

En 1767, le subdélégué de Besse recensa à Saint-Sandoux, qui comptait alors 332 feux (environ 1490 habitants), les commerces suivants: 6 regrateries (épiceries vendant des produits de seconde main souvent restes de restaurants ou de tables des notables) (Fournier, demoiselle Labourieux, Joseph Rabiot, Blaise Chabrol, François Andrieux, Mathieu Tourres); 1 bastier (sellier) et cabaretier logeant les voituriers transportant le vin (Joseph Courtial); 1 cabaretier logeant les voituriers à vin (Michel Gauthier); 1 cabaretier tenant bouchon (Marie Monestier); 1 boulanger (Hugues Lhéritier); 1 maréchal (Guillaume Mallet); 4 tisserands en toile (Antoine Gardon, Guillaume Martin, Antoine Saignes, Marie Masse et ses fils. Après la seconde guerre mondiale, un maréchal-ferrant forgeron existait toujours à Saint-Sandoux et il s'appelait Antoine Mallet.

Il est probable que, comme ailleurs en France, la population du village, soumise à son seigneur et à ses prêtres, s'organisait en communauté dirigée par un syndic, plus ou moins régulièrement élu, qui se réunissait dans l'église paroissiale. Le rôle de syndic, qui impliquait de redoutables responsabilités, notamment en matière de répartition d'impôts, était peu recherché, mais celui qui était désigné ne pouvait s'y soustraire sauf cas de force majeure; il arrivait que des intrigues attribuent cette fonction à un homme de paille manipulé à leur profit par les personnes les plus importantes de la communauté. L'église tenait une place centrale dans la communauté non seulement en matière religieuse, mais aussi en matière administrative. Depuis François 1er, le prêtre était chargé de la tenue de l'état-civil de la paroisse et c'est dans le lieu du culte que se tenaient les réunions de la communauté, l'édifice religieux jouant alors le rôle de maison commune. C'est également à partir de l'église que se propageait les nouvelles en provenance de l'extérieur de la paroisse lesquelles étaient portées à la connaissance des fidèles au cours du prône dominical; on y apprenait tous les événements importants concernant la vie du royaume: maladie et mort du roi, avènement d'un nouveau monarque, déclaration de guerre, signature de paix, propagation des épidémies...

Voici maintenant d'autres informations recueillies en consultant des papiers de famille.

A la fin de l'Ancien Régime, le village est essentiellement constitué de chaumières, c'est-à-dire de maisons couvertes de paille; le plafond des pièces est souvent voûté; les murs sont épais, en pierres locales liées par un mortier rustique, leur poids assurant l'essentiel de leur solidité. Plusieurs personnes portent pour prénoms des noms de saints, comme Amable (Amable Maugue), Sandoux (Sandoux Vialle, Sandoux Rancourt) ou Diéry (Diéry Dabert), qui ne sont plus usités aujourd'hui. Pour désigner les paysans, on parle de laboureurs, plutôt que de cultivateurs, et de journaliers pour ceux qui, ne possédant pas ou peu de terres, louent leurs bras aux plus fortunés. Pour désigner les points cardinaux: l'est, le sud, l'ouest et le nord, on utilise les expressions de jour, de midi, de nuit et de bise orthographiées selon l'usage de l'époque (midy, bize). Il ne faut pas croire que les propriétés appartenaient alors exclusivement au seigneur et que les laboureurs et même les journaliers ne disposaient d'aucun bien, terme qui sera utilisé pour qualifier les propriétés jusqu'à une époque récente; les papiers montrent, au contraire, qu'une propriété foncière paysanne commençait à se constituer avant la Révolution même si celle-ci accéléra le processus. Mais la petitesse des patrimoines entraînait, lors des successions, des divisions qui passaient non seulement au milieu des terres, mais aussi à travers les maisons et leurs dépendances (caves, granges...), ce qui créait un enchevêtrement de parcelles où les héritiers se côtoyaient avec plus ou moins de bonheur. Ce méli-mélo subsista longtemps; il existait encore au moment de la seconde guerre mondiale, époque où il n'était pas rare de voir la cave appartenir à l'un, le rez-de-chaussée à l'autre et le grenier à un troisième!  Pour éviter en partie ces inconvénients, les filles, dotées lors de leur mariage, renonçaient à leur part d'héritage; la dote en tenait lieu; c'était, en quelque sorte, une avance d'hoirie définitive.

Le trousseau de promesse de mariage de Jeanne Davignon, future épouse de Pierre Vialle (1750), donne une idée des conditions d'existence qui prévalaient alors. "Trois robes, deux de serge de maison de couleur bleue presque neuves, l'autre de serge grise à moitié usée, quatre jupons à son usage à moitié usés, le surplus de quatre jupons de toile de basin ou de tirelaine, douze chemises à moitié usées, quatre draps de lit à moitié neufs et moitié usés, cinq tabliers, deux de toile de maison (1), un de toile de marchand, un de cotonnade et l'autre de serge de maison (1), le tout à moitié usé, plus dix basvolets, trois de toile de marchand, le surplus de toile de maison (1), plus quatre couvre-chef de toile de maison (1) neufs, deux nappes ouvrées neuves, plus quinze livres de chanvre peigné pour servir de garniture de lit (2), plus deux brebis mères, plus trois pères (3) de brassières, une de marchand neuve, les autres de serge de maison (1), plus un coffre de sapin (4) fermant à clef garni de menu linge..." suit une énumération de sommes et de biens fonciers longue et fastidieuse.

(1) L'expression de maison opposée à de marchand laisse supposer l'origine domestique de certains tissus.
(2) Le chanvre servait à renforcer et à rigidifier la laine des matelas. On le cultivait alors, avec le lin, sur les terroirs auvergnats. "Le chanvre d'Auvergne était fort apprécié pour la solidité de son brin, et donc très recherché pour les approvisionnements de notre marine. Industrie des plus florissantes en France aux XVIème siècle, sa culture se répandit dans les limagnes et sur les varennes surtout à la fin du XVIIIème siècle. On utilisait l'huile pour l'éclairage, et le fil pour les toiles..." ("Les gens de la rivière" - Bulletin de l'Association des Amis du Vieux Pont-du-Château). A Saint-Sandoux, on trouve mention de sa culture dans plusieurs documents notamment fiscaux et la rue des Peigneurs tiendrait son nom des peigneurs de chanvre qui s'y trouvaient. La toile de Monton était particulièrement réputée.
(3) J'ai conservé l'orthographe du document original.
(4) On notera la présence du coffre qui figure dans de nombreux contrats.
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La bourrée en Auvergne
D'après un de mes amis poète, la bourrée, dansée avec des sabots frappant fortement le sol en cadence, visait à réveiller les morts, à se les rendre propices, afin qu'ils favorisent notamment la croissance des choux, dans lesquels naissaient les garçons, les filles apparaissant dans les roses.
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L'examen des papiers de famille laisse supposer qu'une partie non négligeable des propriétés étaient alors grevée de rentes. Celles-ci, conséquence de l'endettement des laboureurs, étaient souvent perpétuelles de sorte qu'elles pesaient non seulement sur la génération emprunteuse mais également sur les générations futures. La nuit du 4 août 1789 y mettra fin en autorisant leur rachat. Les laboureurs les plus fortunés pourront ainsi se libérer et surtout libérer leurs descendants d'un fardeau qui pesait lourdement sur ceux qui devaient le supporter, surtout pendant les période de mauvaise récolte. Mais cela, évidemment, ne fit pas le bonheur des rentiers. A Saint-Sandoux, comme ailleurs, les nombreux impôts, prélevés au nom de l'État, du seigneur et aussi du clergé (taille, dîme, corvée, champart...) devaient être perçus comme une injustice par ceux qui y étaient assujettis, c'est-à-dire essentiellement les moins fortunés. Mais je ne dispose que de peu d'information sur ce sujet d'autant plus complexe que la fiscalité n'était pas encore unifiée en France; tout au plus ai-je appris que le taux de la dîme, impôt en nature, variait de la 7ème partie jusqu'à la 40ème partie, suivant les lieux et le produit frappé; à Saint-Sandoux, Francisque Mège parle d'un taux de la 21ème partie, comme à Issoire, Champeix ou Saint-Saturnin, ce qui était modéré, d'autant que le curé de Saint-Sandoux, Jean de la Rochette, avait renoncé à sa part de dîme, en 1786 (Charges et contributions des habitants des provinces d'Auvergne à la fin de l'Ancien régime). Un document émanant du curé en 1788 précise quelque peu ces informations: les taux des dîmes variaient selon le bénéficiaire; le prieur, la fabrique et le vicomte de Beaune prélevaient la 22ème gerbe et la 22ème charge de vendange sur leurs dîmeries; le commandeur d'Olloix percevait la 16ème gerbe et la 16ème charge de vendange sur la plus grande partie de sa dîmerie et la 22ème part en grains et en raisins sur le reste. On voit que, dans la même paroisse, les taux d'imposition pouvaient être différents. En l'absence de renseignements plus étendus, je me contenterai d'ajouter que Saint-Sandoux ne devait pas être soumis à l'impôt du sel, la gabelle, puisque l'Auvergne faisait partie des provinces rédimées. Enfin, il convient d'observer que les meilleures terres appartenaient sans doute en grande partie au château et que la capacité contributive de la plupart des paysans était donc forcément limitée. Le marquis de Montaignac étant seigneur haut-justicier et seigneur direct de la paroisse, il n'existait qu'un seigneur de fief, le commandeur d'Olloix, propriétaire du domaine de Polagnat. Mais le commandeur d'Olloix, le chapitre de la cathédrale de Clermont, les communalistes de Monton et de Saint-Amant percevaient quelques cens (impôts) prélevés sur la paroisse de Saint-Sandoux. Les cens de la communauté de prêtres étaient négligeables la-dite communauté ayant laissé prescrire son terrier. La complexité et le caractère arbitraire des impôts étaient encore aggravés par le mode de répartition de la taille, effectué par les notables de la paroisse, et par les modalités de prélèvements des impôts en nature, comme la dîme et le champart, la collecte de ces impôts devant s'effectuer au moment même de la récolte qui restait ainsi à la merci des intempéries tant que le bénéficiaire de l'impôt n'était pas en mesure de le percevoir.

En 1788, le curé Jean de la Rochette, écuyer, bachelier en droit canon de l'université de Toulouse, et son vicaire, Martin Bouchet (ou Boucheix ou encore Roucheix, selon l'auteur de La Révolution en Auvergne, Jean-Baptiste Serres), se partagent la portion congrue et le casuel. La portion congrue est acquittée par le prieur et le commandeur d'Olloix; la portion congrue du curé devrait être de 500 livres, mais, pour éviter les contestations, elle est abonnée et ne lui rapporte que 300 livres; la portion congrue du vicaire s'élève à 136 livres payées par le commandeur d'Olloix. A partir de 1788, le prieur, Cosme Alexandre Pompée Varlée, qui réside à Paris, où il est vicaire de l'hôpital des Quinze-Vingts, et le commandeur d'Olloix, Monsieur de Besse de la Richardie, ne versent plus la portion congrue et le curé et son vicaire en sont réduits à introduire des requêtes en provision de pension alimentaire contre eux et contre leurs fermiers. Le casuel est évalué théoriquement entre 72 et 80 livres par le curé mais, les habitants étant très pauvres, il ne rapporte que de 45 à 50 livres par an. Les revenus de la communauté de prêtres s'élèvent à 600 livres provenant principalement du produits des vignes et terres lui appartenant. Les chapelles rurales (Notre-Dame-des-Prés et Saint Georges?) sont entretenues grâce aux fruits de quelques noyers les entourant lesquels s'élèvent de 10 à 12 livres. Le prieuré possède des revenus de 1100 livres mais ses charges sont élevées: portion congrue; 106 livres de décimes; 35 à 36 setiers de pois blanc à la Chaise-Dieu; un carton de blé blanc, 2 coupes d'orge et une géline au seigneur de Saint-Sandoux. Il y a trois confréries dans la paroisse: celle du Saint-Esprit, celle de Saint-Sandoux et celle du Rosaire; elles bénéficient des revenus des reynages de Saint-Sandoux (3 ou 4 livres) et du Saint-Sacrement (8 à 10 livres) ainsi que des droits d'entrée (5 sous) acquittés par chaque nouveau confrère lors de sa réception; ces confréries défraient la grand-messe, les vêpres, la procession le jour de leur fête et fournissent la cire pour les offices, le reliquat sert à décorer l'église (faute de moyens, le traditionnel banquet des membres a été supprimé!). La fabrique de l'église de Saint-Sandoux est tenue par deux marguilliers élus tous les deux ans; elle jouit de 56 livres 10 sols de rente et d'une dîme de 7 à 8 setiers de grains (un tiers d'orge, un tiers de blé rouge et un tiers de seigle); elle avait autrefois un casuel lorsqu'on enterrait dans l'église; elle paie 30 livres au Récollets de Saint-Amant pour prêcher à Pâques, 38 livres aux sonneurs de cloches, 28 à 30 livres pour la cire, 22 livres 15 sous pour le vin, les hosties, le blanchissage de linge, les saintes huiles et les registres, 20 livres pour l'entretien des cloches et des cordes, 40 livres pour la lampe perpétuelle, 18 à 20 livres pour l'entretien des toits, des vitraux et des murs de l'église; elle doit plus de 600 livres et n'a aucune ressources pour les rembourser. 

Une lettre de Massillon, évêque de Clermont-Ferrand, au cardinal Fleury, ministre de Louis XV, dépeint le sort du peuple des campagnes auvergnates à la fin de l'Ancien Régime. En voici quelques extraits: "...Les peuples de nos campagnes vivent dans une misère affreuse, sans lit, sans meubles. La plupart même, la moitié de l'année, manquent de pain d'orge ou d'avoine, qui fait leur unique nourriture, et qu'ils sont obligés de s'arracher de la bouche et de celles de leurs enfants pour payer leurs impositions. C'est un fait certain que dans tout le reste de la France il n'y a pas de peuple plus pauvre et plus misérable que celui-ci. Il l'est au point que les nègres de nos îles sont infiniment plus heureux, car en travaillant ils sont nourris et habillés, au lieu que nos paysans, les plus laborieux du royaume, ne peuvent avoir du pain pour eux et pour leur famille et payer leurs subsides. S'il s'est trouvé dans cette province des intendants qui aient pu parler un autre langage, ils ont sacrifié la vérité et leur conscience à une misérable fortune." (lettre citée par Jean Anglade: Les Grandes Heures de l'Auvergne - Perrin - 1984). Et que dire de l'année 1709, celle du Grand Hiver, pendant laquelle la température descendit en dessous de -30°, qui détruisit les récoltes, fit périr tous les noyers de la Limagne, entraîna des émeutes de la faim, et laissa plus d'un million de cadavres sur le terrain, à travers le royaume de France? Qu'elle fut encore plus terrible que d'habitude!

Tout au long du 18ème siècle, les Sandoliens se plaignirent du mauvais état de leurs chemins qui les empêchaient de vendre leur vin. A peu près partout en France à cette époque, l'entretien des voies de communication laissait à désirer. La réfection des chemins ruraux était du ressort des seigneurs qui y pourvoyaient grâce à la corvée; dans bien des endroits, ils les bordaient d'arbres d'agrément ou de rapport (noyers), quitte à empiéter sur les propriétés riveraines, mais ils se désintéressaient généralement de l'état de la chaussée. Les Sandoliens n'étaient donc probablement pas plus mal lotis que ceux des autres paroisses. Il faut d'ailleurs observer que, s'ils pestaient contre la situation chaotique des chemins, ils ne se montraient pas disposés à consentir les efforts nécessaires pour les améliorer; c'est ainsi qu'en 1732 ils se mutinèrent contre la corvée; l'intendant Trudaine fit arrêter les sieurs Roux comme meneurs, condamna plusieurs révoltés à des amendes et engagea des poursuites contre les plus riches pour les intimider. Les pouvoirs publics ne demeuraient cependant pas insensibles à ces récriminations et, dès 1740, des ateliers de charité, destinés à la construction des routes mais aussi à l'occupation des nombreux mendiants, furent créés à proximité des grandes villes. En janvier-février 1776, Turgot, Contrôleur général des Finances de Louis XVI, remplaça la corvée par une imposition en argent; mais, quelques mois plus tard, en août de la même année, exemple de l'indécision du pouvoir royal, cette suppression fut subordonnée à son rachat par les paroisses. Vers 1780, un atelier de charité fut installé à Saint-Sandoux probablement en complément du petit atelier qui existait déjà au début du siècle; des fonds furent alloués à la paroisse à cet effet.

On a vu plus haut que la première fontaine de Saint-Sandoux a été construite sur la place au cours de la Renaissance. Les trois suivantes furent probablement mises en eau au cours du 17ème siècle.

Le 23 août 1739, une assemblée paroissiale déclare que les habitants du quartier du Théron n'ont ni ruisseau, ni rivière et n'ont d'autres secours et recours que les sources et les fontaines pour fournir à leur nécessités et se secourir en cas d'incendie. On ne dispose pas de date précise pour la construction de la fontaine du Théron*. Elle était alimentée par les sources de la Font Dansa et du Pradat et passait ensuite son eau à la fontaine Notre-Dame-de-Bon-Secours. Au 17ème et au 18ème siècle, les syndics et consuls paroissiaux désignaient des fontainiers chargés de surveiller les fontaines pour les préserver des dégradations. Les conduites en poterie nécessitaient des travaux pour dégager les racines qui les obstruaient et détournaient l'eau. Au milieu du 20ème siècle, le bac de cette fontaine sera remplacé par un abreuvoir en ciment.

* Le mot Théron vient de l'occitan "terron" qui signifie source, fontaine et du préceltique "torund" qui signifie source jaillissante.

La fontaine Notre-Dame-de-Bon-Secours qui, comme on vient de le voir, reçoit l'eau de la fontaine du Théron, a probablement été édifiée à peu près à la même époque que cette dernière. Elle a subi de nombreuses réparations au cours des 17ème, 18ème et 19ème siècles. En 1792, l'assemblée municipale constate sa dégradation et estime qu'il est nécessauire que le bac soit toujours plein pour éteindre les incendues et déplore que l'on y trempe et lave des choses sales, ce qui peut provoquer des maladies aux bestiaux.

La fontaine du Marmelet, située à la Fontille, date également sans doute de la même époque.  Elle est surmontée d'une niche qui abritait autrefois un buste d'enfant ou d'ange datant du 17ème siècle, d'où son nom, Marmelet, signifiant marmot, marmousset, en patois local. Cette statue a disparu au 20ème siècle. Une légende raconte qu'en ce lieu est apparu à plusieurs reprises un ange qui vivait caché dans un très vieil édifice religieux dont il ne restait plus depuis longtemps que le souvenir  La fontaine est alimentée en eau par une source venant du Puy de Barneyre (barre noire: ancien nom du Puy de Saint-Sandoux qui se retrouve dans Barneyrol). Cette fontaine a fait l'objet de nombreuses restaurations au 18ème et au 19ème siècle. Elle ne fonctionnait plus en 1720, 1741, 1748, 1787, 1791; en 1823, le préfet doit contraindre les propiétaires des arbres dont les racines détournent l'eau à les arracher à leurs frais. En 1856, des éboulements provoqués par des trombes d'eau endommagent l'alimentation en eau de la fontaine et nécessitent plusieurs mois de travaux. Son bac fut enfin réduit pour élargir les rues.

Voir les photos des fontaines ici

Selon un mémoire du 28 mars 1787, les fontaines de la place du Théron, de Notre-Dame-du-Bon-Secours et du Marmelet ne fonctionnent plus et les consuls Jean Davignon, Vincent Gauthier et Pierre Andrieux adressent une supplique à l'autorité compétente afin que la réparation des fontaines soit effectuée, selon les voeux des habitants, en utilisant les fonds de charité et, en cas d'insuffisance de ces derniers, en levant une imposition sans distinction de privilèges, la paroisse n'ayant pas de revenus patrimoniaux. La mutinerie contre la corvée et cette demande d'une imposition sans distinction de privilèges annoncent évidemment la Révolution; ces idées seront bientôt reprises dans les cahiers de doléances.

En 1788, la paroisse de Saint-Sandoux compte 1220 communiants et 1492 habitants (enfants compris), dont le tiers de mendiants, s'il faut en croire son curé. Elle renferme trois hameaux dont deux distants d'une demi-lieue du bourg. Parmi ces trois hameaux, on compte certainement Saint-Georges et sans doute Paulagnat, le troisième étant peut-être situé auprès de la chapelle de Notre-Dame-des-Prés. D'après un autre document de nature fiscale, émanant du syndic Brionnet, la paroisse de Saint-Sandoux compte alors 280 feux et 1260 habitants (nombre certainement sous-estimé) dont 153 journaliers, 6 expatriés, 192 mendiants hommes, femmes et enfants compris. Le syndic ne voit que 15% de mendiants alors que, d'après le curé, il y en a plus du double et les deux estimations du nombre d'habitants laissent apparaître une différence de 232 individus; il ne s'agit probablement pas des mêmes bases statistiques. Le curé ajoute que le village est notoirement si pauvre que les mendiants des autres paroisses se prétendent natifs de Saint-Sandoux pour exciter la compassion et la générosité des âmes charitables. Quoi qu'il en soit, de 15 ou de 33%, le nombre élevé des mendiants comme la baisse du casuel amènent à penser que la situation économique de Saint-Sandoux était plus que déplorable à la veille de la Révolution. Cette situation doit être replacée dans le contexte de la France de l'époque, un pays qui a connu de mauvaises récoltes, par suite des calamités naturelles, et où les couches populaires n'ont plus les moyens d'acheter un pain dont le prix a considérablement augmenté; un pays aussi qui connaît le chômage, par suite de l'ouverture des frontières à la concurrence des produits industriels anglais comme conséquence indirecte de l'aide apportée par les troupes françaises à la révolution américaine. A cette époque en France, l'espérance de vie ne dépassait pas trente ans; la mortalité infantile exerçait de véritables ravages et un grand nombre d'enfants, abandonnés par leurs parents sans ressources, vagabondaient à travers le pays à la recherche d'une improbable pitance dès leur plus jeune âge; enfin la taille moyenne des hommes adultes n'excèdait pas 1,65 m,  contre 1,75 m actuellement, ce qui laisse supposer que le régime alimentaire d'alors était moins favorable à la croissance que celui d'aujourd'hui. A Saint-Sandoux, des conditions spécifiques aggravaient la situation locale. Le syndic Brionnet précise qu'il existait sur le territoire de la commune 260 séterées abandonnées sans compter la montagne et que le travail y était particulièrement pénible en raison de l'abondance des pierres; deux paires de bêtes y faisaient à peine le travail d'une paire en plat pays et il fallait cultiver à bras les alentours des rochers; le transport des récoltes ne pouvait se faire qu'à dos de cheval compte tenu de l'état des chemins étroits, montueux et pierreux; un cheval ne déplaçait en un jour que ce qu'il transportait en un voyage en plaine; pour une récolte de 300 pots de vin (4500 litres) on dépensait 45 livres contre 20 livres en plaine et il fallait trois hommes de plus pour charger et décharger; malgré cela le pot de vin de Saint-Sandoux se vendait 10 sols de moins que celui de la plaine. On est loin de l'appréciation portée par Monsieur de Chabrol sur le territoire du village!

Enfin, le registre tenu par un prêtre de Plauzat nous apprend qu'au 18ème siècle, les consuls de de cette paroisse se réunissaient à dates régulières dans la chapelle de Saint-Georges. 

Un dernier mot sur cette lointaine période de notre histoire. La descente du père Noël par les cheminées, pour récompenser les enfants sages en garnissant leurs chaussures de jouets et de friandises, est une tradition relativement récente inspirée d'une légende populaire très ancienne des régions de l'est, celle de Saint Nicolas; cette légende, transportée aux États-Unis, y fut progressivement adaptée; en 1809, Washington Irving imagina les déplacements aériens du saint dispensateur de cadeaux; en 1821, un pasteur, Clément Clarke, écrivit un conte de Noël dans lequel un personnage joufflu, souriant et sympathique, portant un bonnet au lieu de la mitre de Saint Nicolas, un sucre d'orge en place d'une crosse, se déplaçait dans un traîneau tiré par huit rennes au lieu de chevaucher l'âne de Saint Nicolas: le père Noël venait de naître. Plus tard, la presse américaine assimila les deux personnages et Saint Nicolas s'effaça pour céder la place au père Noël; ce dernier, comme Halloween plus récemment, traversa ensuite l'Atlantique pour gagner l'Europe d'où était parti Saint Nicolas. Il est probable qu'avant la Révolution, à Saint-Sandoux comme dans d'autres régions de France, pendant les fêtes de fin d'année, on attendait le passage du bonhomme Chalande (ou Chalende). Je n'en veux pour preuve que, lorsque j'étais enfant, on désignait encore la Nativité sous le nom de Chalande dans le langage populaire. Ce vieil homme, s'il n'avait pas tout à fait la même apparence que le père Noël, en remplissait la fonction. Il était, lui aussi, supposé descendre par les cheminées pour garnir de cadeaux, certainement bien modestes, les sabots des enfants sages rangés au coin de l'âtre avant d'aller dormir. Quant à la bûche de Noël, plutôt que sur la table, elle se trouvait alors dans la cheminée!

La plupart des renseignements qui précèdent sont extraits des ouvrages suivants ainsi que de quelques autres déjà cités dans le texte:

- Diderot et d'Alembert: "L'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers" - 1765-1780
- Chabrol: "Fiefs et Châtellenies d'Auvergne" - 1786
- Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy (1737-1800): "Voyage d'Auvergne" - 1788 - Paris
- Ambroise Tardieu: Dictionnaire historique du Puy-de-Dôme - Imprimerie  de C. Desrosiers - Moulins - 1877
- André-Georges Manry: Histoire d'Auvergne - Éditions Volcans - 1965
- Abbé J. Laureys: "Gîtes minéraux en Auvergne" - G. de Bussac - 1971
- Crozet R.: Les saints d'Auvergne cité dans "Le pays de Saint-Saturnin" - Éditions Créer - 2000
- Notice de la Communauté de communes "Les Cheires"
- Archiprêtré de Merdogne - La paroisse de Saint-Sandoux - Association du Site de Gergovie
- Les plaques des fontaines.


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