Quelques passages glanés au hasard de mes lectures...
 

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F. Menéndez P.-M. Bernadou J. Saint-Jean A. Mounic Y.-J. Bouin C. Akopian Bas de page
 
Fernando Menéndez: LAGUNE D'AUBES ET DE MERS (extraits)
 .
1

Ce n'est pas ma solitude
qui te domine
ni mes paroles
celles qui t'écrivent
mais ma pensée
celle qui te nomme
dans le parfum des orangers
et des eucalyptus.
...

14

Le rêve enfin nous vient
de papillons
nimbant ce chant
de mort
et de lumière
où la poésie prend
la forme pressentie
encore à naître
de l’amour.

D'autres textes de ce poète sont ici



Philippe-Marie Bernadou: Ensuite (Le Monde D')

Encres Vives - N° 504

J'ai touché le bonheur du doigt, une fois
tu avais mis une de mes chemises
qui ne cachait (ne gâchait) rien
tu croyais que je deviendrais poète
trois jours de thé et de biscuits
cette chanson qui parlait d'aventure
notre radeau qui prenait l'eau
Personne n'a éteint la lumière
J'ai touché le bonheur du doigt
C'est froid

D'autres textes de cet auteur sont ici



Jacqueline Saint-Jean: Sauver l'hiver

Encres Vives - N° 505

Sauve   s'éveiller
dans l'amitié de la lumière
et baigner dans l'air bleu
les ombres qui demeurent
derrière les yeux

L'hiver soudain si pur
sur ses galbes de neige
apaise les paupières
accueille l'oubli

C'est l'heure sans bords
où l'horizon s'allège

D'autres textes de cet auteur sont ici



Anne Mounic: L'instant au coeur

Encres Vives - N° 507

en suspens sur le temps

Le silence. Chacun chez soi,
ou dans son jardin. Nous sortons
parfois comme de petites
craintives, furtives,

il faut bien vivre.

                        Nous glissons,
en suspens sur le temps. Sommes-nous
capables, dans ce soulagement
de l'agitation frénétique et de l'urgente
nécessité, de jouir de cette calme distance

qui nous est donnée pour méditer
sur la saveur de la vie, son goût
incomparable, le coeur
de notre individualité, si intimement
partagée dans l'ombre du
puits profond?

Déploierions-nous le génie
de nous ressaisir et de prendre
notre essor, d'une aile
vigoureuse, heureuse?

Le bonheur s'élève de cette force,
souvent négligée, qui nous anime
et nous comble lorsque nous la percevons,
puis l'exerçons en conscience
dans l'acte bienheureux et unique

                                        de vivre.

D'autres textes de cet auteur sont ici


Yves-Jacques Bouin: Ce que je serre dans mes paumes

Encres Vives - N° 508

Le temps d'y croire

Pour celui qui chuchote
Son amour de la vie
A l'oreille de la nuit
Pour lui
Ni pour le monde
Le mot ne peut mourir
Ni la parole s'éteindre
Pour lui ni pour le monde

Pour celui qui hurle sa révolte
Aux longs abois du jours
Pour lui
Ni pour le monde
Le mot ne peut se perdre
Ni la parole se taire
Pour lui ni pour le monde

C'est aujourd'hui  le temps d'écrire
Le temps qu'on se cajole
De paroles nouvelles

C'est aujourd'hui le temps de dire
Que viennent les mots à la bouche
Comme l'eau et le vin long

Plus qu'en tout autre temps
Voici venu le temps du chant

C'est aujourd'hui le temps d'y croire



Charles Akopian: Le vivant du marbre

Encres Vives - N° 509

Le poème jongle avec les présages,

Derrière chaque mot pousse une dent
Pour mordre ce qui se cache,

Le poème est l'abri de ce qui suffoque,
Il vient du dedans contre le froid,

Les mots sont parfumés en cadence,
Le fumet qu'ils envoient dévoile le vers,

Le poète affranchit ses douleurs
En explosant de joie

*

Même approchée
La rive s'éloigne

Pour qui attend trop
Du poème
...


La revue  Incertain Regard  publie des notes de lectures. On peut les lire en cliquant   ici


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